L’alcootest : on n’y échappe pas !

alcootest

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« Avez-vous fumé ou consommé de l’alcool ? ». La question est systématiquement posée avant de souffler dans le ballon. Mais les alcootests sont-ils vraiment fiables ?

Lors d’un contrôle alcootest, l’agent de police voudra toujours connaître la quantité et le moment de l’ingurgitation. Il est sensé s’assurer qu’un délai de trente minutes s’est écoulé entre la dernière consommation d’alcool et le contrôle, pour que ce dernier soit fiable. L’automobiliste est donc libre de réclamer ce délai d’une demi heure en prétendant qu’il vient juste de boire un verre, ça ne lui évitera pas d’être verbalisé s’il dépasse le taux réglementaire de 0,5 g d’alcool.

Contrairement à ce que certaines rumeurs affirment, aucune solution n’est efficace pour frauder l’alcootest. Ingurgiter des bonbons croix bleues ou plusieurs litres de café n’aidera pas davantage les contrevenants qu’une douche froide. Autant essayer de faire souffler un ami sur le siège passager d’une voiture anglaise. Entre quatre et cinq heures sont nécessaires pour éliminer ces 0,5 g d’alcool. C’est un fait, l’alcool se répand dans tous nos organes, du cerveau aux poumons. Au niveau des alvéoles pulmonaires, il passe du sang vers l’air expiré, dans une quantité 2000 fois inférieure. C’est ce que l’alcootest mesure infailliblement grâce au dichromate de potassium, un oxydant orange qui vire au bleu-vert et en acide acétique en présence de l’alcool.

En moyenne, le taux limite d’alcool dans le sang est atteint avec seulement deux verres de vin et demi pour un homme de 70 kg, un verre et demi pour une femme de 50kg. D’après les statistiques gouvernementales, les conducteurs au delà de ce taux représentent en moyenne 2 % des conducteurs en circulation, soit 20 conducteurs dangereux rencontrés chaque heure. Bien entendu, il ne faut pas attendre la moindre clémence lors des contrôles routiers. D’après ces mêmes statistiques, l’alcool est impliqué dans environ 30% des accidents mortels. Le risque d’accident est déjà multiplié par deux à 0,5 g/l. Il est carrément multiplié par 10 lorsqu’on dépasse 0,8 g/l.

Le risque est donc omniprésent, et les sanctions encourues font tout aussi froid dans le dos. Le conducteur qui présente une alcoolémie comprise entre 0,5 et 0,8 g/l est puni d’une amende et d’un retrait de six points de son permis. Si son taux dépasse 0,8 g/l, il devient l’auteur d’un délit et encourt une peine de deux ans d’emprisonnement assortis de 4 500 € d’amende et un retrait de six points de son permis. Dans les deux cas, le permis peut être suspendu ou annulé pendant trois ans. L’annulation est d’ailleurs devenue systématique en cas de récidive (deux contrôles positifs en moins de 5 ans). A ce tarif là, mieux vaut prendre un taxi.

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